Pour des bébés et mamans végétariens, quelques conseils des médecins et nutritionnistes

Que donner au bébé végétarien pour qu’il ait une alimentation équilibrée ?

Que devrait manger la femme enceinte pendant la grossesse ?

Quelques conseils de médecins, nutritionnistes, naturopathes, etc… en image (un des experts est français, et pour les autres, lisez les sous-titres)

Des mamans et bébés végétariens (anglais, sous-titré en français)

Vu sur Supreme Master TV

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Guérir du diabète ?

L’Organisation Mondiale de la Santé rapporte que dans le monde, plus de 220 millions de personnes ont du diabète et plus d’un million meurent chaque année de cette maladie.

 En fait, on peut dire que le diabète est une épidémie mondiale.

Voici des informations fournies par d’éminents docteurs et nutritionnistes présentées sur Supreme Master TV dans l’émission Un mode de vie sain) ;  elles présentes les causes et des solutions à cette maladie chronique.

  Qu’est-ce que le diabète ?

La clé pour comprendre cette maladie est l’insuline, une hormone indispensable produite par le pancréas. qu'est-ce que le diabète ?

L’insuline aide notre corps à utiliser le glucose de notre nourriture pour générer de l’énergie.

Le diabète apparaît quand l’insuline n’est pas correctement utilisée, est insuffisante ou n’est pas du tout produite.

« Lorsque les globules rouges ne sont plus en mesure d’absorber nutriments et oxygène, le pancréas voit ses fonctions amoindries et le taux de sucre commence à augmenter.

Le diabète sucré est bien ce que le nom indique : vous avez du sucre dans le sang au lieu de l’avoir dans les cellules qui en font du carburant.» Le nutritionniste M. Clément 

Autre explication du Dr Neal Barnard du Comité des médecins pour une médecine responsable (ou PCRM, célèbre en France depuis leur publicité anti-fastfood)

  « Le diabète est quand il y a trop de sucre dans le sang. Le sucre est du glucose et il est normalement là pour entrer dans les cellules et leur fournir de l’énergie.  Si je vais courir un marathon toutes les cellules de mes muscles utilisent ce glucose pour son énergie. Le problème dans le diabète est que le glucose ne peut pas entrer dans les cellules. Il reste dans le sang, et dans le sang, il peut être toxique. Il peut endommager les yeux, les petits vaisseaux sanguins minuscules des yeux ou des reins ou d’autres parties du corps.

Le diabète de type 1 s’appelait avant le « diabète de l’enfance. » Et dans cette maladie, le pancréas, qui fabrique normalement l’insuline qui apporte le sucre dans la cellule, ne fabrique plus d’insuline, donc le sucre ne peut pas entrer dans la cellule.

Le diabète de type 2 s’appelait « diabète de l’âge adulte. » Il y a de l’insuline mais les cellules résistent à son action.

Un patient diabétique, si je lui prélève une cellule de muscle de sa jambe ou bras, et que je la regarde avec un microscope, on peut voir la cause du diabète. Gardons à l’esprit à quoi sert le glucose qui s’accumule dans le sang : il est censé alimenter nos cellules; il est censé faire que nos cellules musculaires  se déplacent. Quand la clé insuline parvient à la surface de la cellule, elle ne peut pas ouvrir les canaux pour faire entrer le glucose, pourquoi ? Et bien, si je regarde cette grande cellule musculaire, je vois qu’elle a l’air différent d’une cellule musculaire de quelqu’un qui n’a pas de diabète. Elle est différente car elle est pleine de petites gouttelettes grasses. Imaginez que j’ai une bonne clé  pour ma porte d’entrée, que je parte et revienne et découvre que ma clé n’ouvre plus la porte. »

Mais quelle est la véritable origine de cette maladie ?

Le Docteur Klaper nous l’explique :

 « Je suis médecin depuis près de 40 ans et ma perception du processus de la maladie a grandement évolué. Je pense que les maladies sont la conséquence du fait que l’on met le mauvais carburant dans notre corps.

Par analogie, si vous conduisez une voiture et que le réservoir est vide, vous vous arrêtez à une station. Mais au lieu  de remplir avec de l’essence, vous y mettez du diesel. C’est du kérosène et c’est trop huileux, mais vous repartez quand même. Une fumée noire commence à s’échapper de votre pot d’échappement et la voiture tombe en panne.

Quelle est la première cause ?

La voiture est-elle malade, où est-ce le mauvais carburant ?

Nous sommes faits pour brûler des glucides végétaux. Nous ne sommes pas faits pour fonctionner à partir de grandes quantités de graisse et de protéines. Quand nous faisons cela, cela encombre notre système, comme le diesel le fait avec la voiture.

[…Donc] comme on le sait maintenant chez les gens qui ont une alimentation riche en graisse, celle-ci arrive jusqu’aux cellules et bouche la mitochondrie. »

Autre origine surprenante : le poisson !

Voici ce un extrait de l’émission avec le Dr Bernard Pellet (présenté dans un article précédent), médecin français membre de l’APSARES

 « Le poisson est devenu la viande la plus polluée au monde.

Le poisson est une viande qui a tendance à diminuer l’espérance de vie, car elle favorise le diabète de type 2. »

Encore une mauvaise surprise : le lait et les produits laitiers

car selon le Dr Barnard du PCRM:

 « Il y a des protéines dans le lait. Et ces protéines pour certaines personnes déclenchent du diabète. […] Des recherches montrent qu’une exposition précoce à ces protéines de produits laitiers pourrait être la cause ou au moins un facteur du diabète qui commence dès l’enfance. »

Pourquoi ? D’après le docteur Klapper :

 « Peu importe comment vous le parfumez, colorez, fermentez, battez etc, le lait de vache est un fluide de croissance pour veau.

Le lait est fait par nature pour transformer un veau de 30 kg en vache de 180 kg en un an.

Et même si vous retirez la graisse [du lait], c’est toujours plein d’hormones, de facilitateurs de croissance et de protéines qui vous changent en grosse vache.

Je l’ai vu à maintes reprises dans mes consultations en nutrition et dans ma pratique médicale, les gens aiment leur fromage, moi aussi j’adorais ça et les glaces et le yaourt. Tout cela nous est vendu comme nourriture saine. Ces produits sont recouverts de ce vernis de santé.  Mais ce n’est que du fluide de croissance pour veau qui rend les gens obèses et malades. Et chez les enfants, c’est une cause de diabète juvénile.

Je ne peux tout simplement pas conclure que les produits laitiers sont des aliments saints. »

Nutritionniste Chuter :

 « Les taux de diabète de type I sont plus élevés dans les pays scandinaves où la consommation de produits laitiers est très élevée. De nombreuses études ont été faites montrant le lien entre la consommation précoce de lait de vache chez les enfants et le risque accru de diabète de type I. »

(D’ailleurs je vous recommande le Rapport Campbell à ce sujet… Il sera présenté dans un prochain article).

La solution ?

D’après le Dr Joel Furhman :

« Si quelqu’un mange des mets végétaliens, avec beaucoup de fruits et de légumes et pas de sel, son hypertension chutera.

Bien sûr, faire de l’exercice est aussi important.

J’ai des milliers de patients de par le monde qui sont devenus non-diabétiques, leur diabète est parti, leur hypertension est partie, leurs douleurs de poitrine et maladies de cœur sont parties, ils n’ont plus besoin de médicaments, et n’ont plus besoin d’interventions. […]

Ils gardent le contrôle de leur santé ce qui ne serait pas le cas s’ils prenaient des médicaments.  (*)

Restez très loin des médicaments, des sodas, des fast-foods.

Cuisinez des choses saines à la maison, voilà comment vivre une longue vie et vous protéger.

Nous avons été littéralement victimes de lavages de  cerveau pour penser que nous pouvons acheter notre santé en allant chez le médecin et en allant à l’hôpital et en prenant des médicaments. Nous pensons que notre santé viendra des pilules. C’est faux. »

Cette position est confirmée par la nutritionniste Cluster :

« Il y a vraiment des preuves solides à présent dans la littérature scientifique qui montrent qu’un régime à base de végétaux non raffinés aide à prévenir et guérir le diabète de type 2. »

Le Comité de médecins pour une médecine responsable a également publié plusieurs études sur la façon dont le régime végétalien contrôle et guérit les diabètes de type 2.

Dans l’une d’elle (aux Etats-Unis) pendant 22 semaines, 99 participants souffrant du diabète de type 2 ont dû suivre deux régimes : l’un végétalien pauvre en graisse et en sucre, et l’autre carné.

Après moins de 6 mois, près de la moitié des diabétiques qui suivaient le mode de vie végétalien avaient réduit le nombre de médicaments ou totalement éliminé le besoin de médicaments.

Dr Barnard : « Nos recherches démontrent plusieurs bienfaits  d’un régime végétalien pour les diabétiques.  Premièrement, vous perdez du poids et vous perdez 500 grammes par semaine et en cumulant ça sur 52 semaines par an,  on parle d’une sérieuse perte de poids.  Les niveaux de cholestérol et de glycémie chutent. [Deuxièmement,] le besoin de médication baisse, de nombreuses  personnes cessent complètement leurs médications et la tension baisse aussi. »

Une autre étude réalisée par le Dr Gabriel Cousens a, quant à elle, obtenu des résultats encore plus prodigieux :

« Nous avons un programme de 21 jours. En un à quatre jours, vraiment un jour, les gens cessent de prendre toute insuline, et autres médications diabétiques. En deux à trois semaines, même si leur glycémie a commencé à 500 ou 400, leur glycémie retombe à la normale, qui est à moins de 100. »   Dr Gabriel Cousens

Pour en savoir plus sur le programme du Dr Gabriel Cousens, visitez son site Web.

Notre mot de la fin sera celui de M. Clément :

« Je n’ai jamais vu de diabétique de type 2 qui n’ait pas pu guérir. Encore une fois, c’est un choix de mode de vie : est-ce que je veux être diabétique et sans contrôle et manger et vivre comme tout le monde ?

Ou est-ce que je ne veux pas l’être et suis prêt à devenir végétalien, à faire de l’exercice, me passer de sucre dans ma vie même les sucres naturels ?

 Ces maladies peuvent toutes être guéries. Tout ce qu’il faut faire c’est vivre adéquatement, en commençant par changer l’alimentation, faire de l’exercice et veiller au renforcement de  l’anatomie du corps. » (*)

  (*) Cet article cherche à présenter les avis de divers médecins. Svp, ne cessez pas de prendre vos médicaments sans être suivi par un médecin [compétent].

Le kit des végétariens débutants – par le Comité des médecins pour une médecine responsable

Voici un document complet et synthétique à la fois (44 pages) fortement inspiré du kit du végétarien débutant publié par  une association de médecins aux Etats-Unis pronant le végétarisme : Physicians Committee for Responsible Medicine (PCRM), que l’on pourrait traduire par Comité de médecins pour une médecine responsable.

(très prochainement, vous trouverez un article sur le  Docteur Neal Barnard, qui est le créateur de cette association de médecins végétariens)

Cette version (en français) est distribuée par l’Association végétarienne de France.

Kit des végétariens débutants

Voici le document à télécharger ICI

Et en voici le sommaire :

  • L’alimentation végétarienne pour la santé
  • Les 3 petits pas pour être un végétarien efficace
  • Le mythe des protéines
  • Cuisiner sans oeufs
  • Exemple de menus rapides
  • Le calcium dans les végétaux
  • Et le lait ?
  • Des idées sans produits laitiers
  • Les 4 nouveaux groupes d’aliments
  • Trouver son poids de santé et le conserver
  • Végétaliser son alimentation
  • L’alimentation végétarienne pendant la grossesse
  • L’alimentation des enfants pour un bon départ
  • Des recettes de santé
  • Pour aller plus loin
Et voici quelques extraits du document :

L’ALIMENTATION VEGETARIENNE BONNE POUR LA SANTE

L’alimentation végétarienne : son importance considérable pour la santé

Manger végétarien est une manière efficace et agréable de rester en bonne santé.

Le mode d’alimentation végétarien s’appuie sur un large éventail de produits nourrissants, délicieux et sains.

Les végétariens évitent la viande, le poisson et la volaille. On appelle lactoovo-végétariens ceux qui acceptent les produits laitiers et les œufs.

Les végétaliens (ou végans), c’est-à-dire les végétariens stricts, refusent la viande, le poisson, la volaille, les oeufs et les produits laitiers. Malgré tous les avantages que présente le mode d’alimentation lacto-ovovégétarien, les régimes végétaliens sont les plus sains de tous, car ils diminuent les risques d’un nombre considérable de maladies.

 Un cœur en bonne santé

Les végétariens ont beaucoup moins de cholestérol que les personnes qui mangent de la viande et les problèmes cardiaques sont rares chez eux. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi. Les repas végétariens sont remarquablement pauvres en graisses saturées et contiennent généralement peu de cholestérol, voire pas du tout. Étant donné que le cholestérol se trouve uniquement dans les produits animaux tels que la viande, les produits laitiers et les oeufs, les végétaliens consomment des aliments dépourvus de cholestérol.

Le type de protéines utilisé dans l’alimentation végétarienne présente un autre avantage important. En effet, de nombreuses études montrent qu’en remplaçant les protéines animales par des protéines végétales on voit baisser le taux de cholestérol, même si on continue à consommer la même quantité et le même type de graisses. Ces études apportent la preuve qu’une alimentation végétarienne pauvre en graisses est nettement préférable aux autres formes d’alimentation.

 Une tension artérielle moins élevée

Un nombre impressionnant d’études, dont certaines remontent au début des années 1920, montre que les végétariens ont une tension artérielle moins élevée que les non-végétariens.

Certaines études ont même montré que si on ajoute de la viande à un régime végétarien, on voit la tension artérielle s’élever rapidement, et de façon considérable.

Les effets de l’alimentation végétarienne s’ajoutent aux effets bénéfiques de la réduction d’apport de sel. Nombre d’hypertendus adoptant un régime végétarien peuvent se passer de médicaments.

Le diabète maîtrisé

Les toutes dernières études concernant cette maladie montrent que la meilleure façon de la maîtriser est d’adopter un régime riche en glucides complexes et en fibres (que l’on trouve uniquement dans les aliments d’origine végétale) et pauvre en graisses.

Une alimentation à base de légumes, légumineuses, fruits et céréales complètes, qui est aussi pauvre en graisse et en sucre, peut faire baisser le taux de sucre dans le sang et réduit, voire supprime, le besoin de médicaments. Les diabétiques courent un grand

risque de devenir cardiaques, et l’objectif le plus important du régime diabétique étant d’éviter la graisse et le cholestérol, le mode d’alimentation végétarien est donc idéal.

 Prévention du cancer

Le régime végétarien contribue à la prévention du cancer. Les études menées sur des végétariens montrent que le taux de mortalité par cancer est, chez eux, de 50 à 75 % seulement par rapport à la population en général.

Le cancer du sein est considérablement moins fréquent dans les pays à forte consommation de nourriture végétale. Lorsque les habitants de ces pays adoptent le régime occidental à base de viande, le nombre de cancers du sein monte en flèche. De même, les végétariens ont nettement moins de cancers du côlon que les personnes qui mangent de la viande. La consommation de viande est plus directement liée au cancer du côlon que n’importe quel autre facteur d’ordre diététique.

Pourquoi les modes d’alimentation végétariens contribuent-ils à protéger du cancer ?

Tout d’abord, parce qu’ils sont plus pauvres en graisses et plus riches en fibres que les régimes à base de viande. Mais ce n’est pas tout : d’autres facteurs jouent aussi un rôle important. Les végétaux contiennent des substances « anti-cancer » que l’on appelle composés phytochimiques (comme les fibres alimentaires et les antioxydants).

Par exemple, les végétariens consomment généralement davantage de bêta-carotène et de lycopène, des pigments contenus dans les végétaux, ce qui pourrait expliquer pourquoi ils ont moins de cancer du poumon et de la prostate. De la même façon, des études ont montré que les alimentations sans produits laitiers peuvent réduire le risque de cancer de l’ovaire et de cancer de la prostate.

Toutefois, certains aspects anticancer du régime végétarien ne s’expliquent pas encore.

Par exemple, les chercheurs ne comprennent pas encore très bien pourquoi les végétariens ont davantage de certains globules blancs, les « cellules tueuses » naturelles, capables de débusquer, puis de tuer, les cellules cancéreuses.

 Concernant le calcium

Les végétariens sont moins susceptibles de souffrir de calculs rénaux ou biliaires. De plus, les végétariens ont moins de risques d’ostéoporose, et cela parce qu’ils consomment peu ou pas de protéines animales. Si l’on consomme beaucoup de protéines animales, le calcium des os sera encore davantage éliminé. En remplaçant

les produits animaux par des végétaux, on réduit les fuites de calcium. Cela peut aider à expliquer pourquoi, dans les pays où le mode d’alimentation est essentiellement végétal, les gens souffrent rarement d’ostéoporose, même lorsqu’ils consomment peu de calcium.

 Planifier une alimentation végétarienne

Il n’est pas difficile d’adopter un mode d’alimentation végétarien répondant à ses besoins alimentaires.

Céréales, légumes secs et légumes frais contiennent beaucoup de protéines et de fer. Les légumes à feuilles vertes, les haricots, les lentilles, le tofu et les noix sont  d’excellentes sources de calcium.

La vitamine D est automatiquement produite par le corps à chaque exposition de la peau au soleil. Les personnes à la peau foncée, et celles vivant sous les latitudes nordiques ont des difficultés à produire cette vitamine toute l’année. La vitamine D peut aussi être facilement fournie par des aliments enrichis : petit déjeuner composé de céréales que l’on trouve dans le commerce, lait de soja, autres produits de supplémentation, et complexes multi-vitaminiques.

La prise régulière de vitamine B12 est importante. De bonnes sources peuvent être trouvées dans des petits déjeuners aux céréales, des produits au soja, et certaines marques de levure alimentaire. Il est particulièrement important que les femmes enceintes et celles qui allaitent consomment suffisamment de vitamine B12. Sur l’étiquette détaillant la composition d’un produit, il faut chercher le mot « cyanocobalamine » ; il s’agit de la forme de vitamine B12 la mieux assimilable.

LE MYTHE DES PROTEINES

Autrefois, les gens pensaient qu’on ne consommait jamais trop de protéines.

Au début des années 1900, on disait aux Américains de manger au moins 100 g de protéines par jour. Et encore dans les années 50, on encourageait les gens à augmenter

leur consommation de protéines s’ils voulaient rester en bonne santé. De nos jours, aux États-Unis, certains régimes d’amaigrissement prônent un apport élevé de protéines,

et cela malgré le fait que les Américains en consomment déjà deux fois plus qu’ils n’en ont besoin. Les gens qui suivent ces régimes perdent effectivement du poids dans un premier temps, mais ils ignorent généralement les risques que cette forte consommation de protéines entraîne pour leur santé. Il existe en effet un lien entre l’excès de protéines et l’ostéoporose, les maladies rénales, les calculs des voies urinaires et certains cancers.

Les matériaux de construction du corps

Le corps construit les protéines à partir d’acides aminés, lesquels, pour leur part, sont issus des protéines absorbées. Une alimentation variée à base de haricots, lentilles, céréales et légumes contient les acides aminés essentiels. Il fut un temps où l’on croyait que certains aliments végétaux devaient être consommés ensemble pour qu’ils puissent offrir l’intégralité de leurs protéines, mais les recherches actuelles montrent que ce n’est pas le cas.

De nombreux grands spécialistes de la nutrition, notamment ceux de l’American Dietetic Association, sont d’avis que les divers acides aminés que l’on consomme au cours de la journée couvrent facilement les besoins en protéines. Pour utiliser au mieux ces  dernières, le corps a également besoin de suffisamment de calories.

 Problèmes engendrés par un excès de protéines

Le Français moyen qui consomme de la viande et des produits laitiers absorbe souvent trop de protéines. Cela peut provoquer divers graves problèmes de santé :

– Troubles rénaux :

Lorsque les gens mangent trop de protéines, ils absorbent plus d’azote que nécessaire. Cela entraîne un surcroît de travail pour les reins, obligés de faire évacuer par les urines cet excès d’azote. Les personnes souffrant d’insuffisance rénale sont encouragées à consommer des aliments pauvres en protéines, car cela fait baisser les taux excessifs d’azote. Cela peut également aider à prévenir les maladies rénales.

– Cancer :

Bien que l’on accuse généralement les graisses d’être à l’origine de l’accroissement du risque de cancer, les protéines jouent elles aussi un rôle. Les populations qui consomment régulièrement de la viande sont davantage exposées au cancer du côlon et les chercheurs sont persuadés que graisses, protéines, carcinogènes naturels et absence de fibres dans la viande sont autant d’éléments à mettre en cause. En 1997, un rapport du World Cander Research Fund et de l’American Institute for Cancer Research intitulé « Food, Nutrition, and the Prevention of Cancer » a établi un lien entre les protéines et certains types de cancer.

– Ostéoporose et calculs rénaux :

Les régimes riches en protéines animales entraînent une excrétion de calcium supérieure à la normale par l’urine, et cela augmente le risque d’ostéoporose. Les pays à basse consommation de protéines connaissent moins de cas d’ostéoporose et de fractures de la hanche. Une augmentation de l’excrétion de calcium accroît le risque de calculs rénaux. Des chercheurs anglais ont montré qu’en ajoutant environ 150 g de poisson (soit à peu près 34 g de protéines) à une alimentation normale, le risque de voir se former des calculs rénaux s’élève de 250 %. On a longtemps cru que les athlètes avaient davantage besoin de protéines que les autres personnes. La vérité est qu’ils en ont besoin de seulement un tout petit peu plus, chose facile à réaliser puisqu’ils mangent de toute façon davantage pour satisfaire leur besoin accru de calories. Les régimes végétariens sont parfaits pour les athlètes. Pour avoir suffisamment de protéines, mais pas trop non plus, il suffit de remplacer les produits animaux par des céréales, des légumes, des légumineuses (pois, haricots et lentilles) et des fruits. Tant que l’on mange diverses variétés d’aliments végétaux en quantité suffisante pour que le poids du corps reste stable, on absorbe largement assez de protéines.

CUISINER SANS OEUFS

De nombreuses personnes choisissent de ne pas manger d’œufs.

Environ 70 % des calories contenues dans les œufs proviennent de graisses, pour une large part des graisses saturées. Les œufs contiennent aussi beaucoup de cholestérol – à peu près 213 mg pour un œuf de taille moyenne.

Comme les coquilles d’œuf sont fragiles et poreuses, et les poules élevées dans des conditions de promiscuité extrême, les œufs sont l’endroit rêvé pour les salmonelles, bactéries responsables n° 1 des intoxications alimentaires dans notre pays.

Les œufs sont souvent utilisés en pâtisserie à cause de leur capacité à lier et à faire lever la pâte. Cependant, les cuisiniers intelligents ont trouvé de bons substitutifs. Tentez l’expérience la prochaine fois que vous aurez une recette comportant des œufs (se reporter au document pour avoir des alternatives précises)


LE CALCIUM DANS LES VEGETAUX

Beaucoup de personnes choisissent de renoncer aux produits laitiers parce que ceux-ci contiennent de la graisse, du cholestérol, des protéines allergènes, du lactose et souvent aussi des traces de polluants, ou simplement parce qu’ils ne se sentent pas bien après en avoir consommé.

Il existe également un lien entre le lait et le diabète juvénile de type 1, ainsi que d’autres maladies graves. Mais, heureusement, il existe de très nombreuses autres excellentes sources de calcium.

Pour conserver des os en bonne santé et solides, il s’agit surtout d’éviter que le corps ne perde du calcium, bien plutôt que d’en ingurgiter davantage.

Certains peuples ne consomment pas de produits laitiers et absorbent habituellement moins de 500 milligrammes de calcium par jour.  Et pourtant, chez eux, les chiffres de l’ostéoporose sont généralement bas.

De nombreux scientifiques pensent que l’exercice physique, ainsi que d’autres facteurs, sont plus importants dans la lutte contre l’ostéoporose que la prise de calcium.

 Le calcium dans le corps

Presque tout le calcium du corps se trouve dans les os. Il y en a une quantité infime dans le sang, responsable de fonctions importantes comme la contraction des muscles, le maintien du rythme cardiaque et la transmission des influx nerveux.

Nous perdons constamment du calcium sanguin par l’urine, la transpiration et les selles. Celui-ci est renouvelé par le calcium des os ou par l’alimentation.

Les besoins en calcium changent selon les âges de la vie. Jusqu’à l’âge d’environ 30 ans, nous consommons plus de calcium que nous n’en perdons. Une absorption adéquate de calcium au cours de l’enfance et de l’adolescence est particulièrement importante. Plus tard, le corps bascule doucement dans un « équilibre négatif de calcium », comme on dit, et les os commencent à perdre davantage de calcium qu’ils n’en fixent, ce qui peut entraîner une fragilité osseuse, ou ostéoporose.

La vitesse à laquelle le calcium est éliminé dépend du type et de la quantité des  protéines absorbées, ainsi que de l’alimentation et du style de vie.

DIVERS FACTEURS JOUENT UN RÔLE DANS LA PERTE DE CALCIUM PAR LE CORPS :

  • Les régimes riches en protéines augmentent la fuite du calcium à travers l’urine. Et les protéines animales probablement beaucoup plus que les protéines végétales. Cela est peut-être l’une des raisons pour lesquelles les végétariens ont dans l’ensemble des os plus solides que les carnivores.
  • La caféine accroît la fuite du calcium à travers l’urine.
  • De même les régimes riches en sodium.
  • Le tabac augmente la fuite de calcium.

D’AUTRES FACTEURS RENFORCENT LA CONSTRUCTION OSSEUSE :

  • L’exercice physique est l’un des facteurs les plus importants pour le maintien de la santé des os.
  • L’exposition au soleil permet à l’organisme de fabriquer la vitamine D qui favorise la construction osseuse
  • La consommation de beaucoup de fruits et légumes contribue au maintien du calcium dans les os
  • La consommation de calcium à partir de sources végétales, en particulier des légumes verts et des haricots, est l’une des pièces maîtresses de la construction osseuse

Associations de médecins responsables (donc végétaliens)

Voici deux associations à connaître et contacter si besoin :

APSARES (Association de professionnels de santé pour une alimentation responsable)

L’APSARES (association française) est née en 2008 d’une initiative de professionnels de santé compétents dans le domaine de la nutrition (médecins, diététiciens) ayant la volonté d’oeuvrer à la résolution de problématiques contemporaires majeures (maladies dites « de civilisation » pour les riches, sous-nutrition pour les pauvres, dégradation de l’environnement), en agissant sur un facteur incontournable au coeur de l’ensemble de ces enjeux : l’alimentation.

PCRM (Physicians Commitee for a responsible medecine ou Médecins pour une médecine responsable).

Le site est en anglais (l’association est américaine) et est une vraie mine d’or en matière d’information, de conseils de médecins, rapports, recettes, etc…

PCRM
5100 Wisconsin Ave., N.W., Ste. 400
Washington, DC 20016-4131
T: 202-686-2210
F: 202-686-2216
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