Le Projet contre le cancer (Cancer Project) du Comité de médecins pour une médecine responsable

Le PCRM (ou Comité de médecins pour une médecine responsable) a initié un projet appelé le Cancer Project.

Les documents et vidéos sont en anglais (pour l’instant) et sont une vraie mine d’information en matière de prévention du cancer et rémission.

Je vous invite vivement à parcourir le site car vous y trouverez notamment :

  • le DVD Manger correctement pour survivre au cancer (une partie du dvd a été présentée dans un article précédent) ;
  • le livre Le guide pour survivre au cancer : les aliments qui vous aident à le combattre !  (pour le télécharger gratuitement, cliquez sur « download pdf ») ;
  • des documents sur la nutrition végétalienne  (comme ce poster) ;
  • divers articles et témoignages ;
  • le compte rendu de recherches sur la prévention du cancer ;

www.cancerproject.org

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Guérir du diabète ?

L’Organisation Mondiale de la Santé rapporte que dans le monde, plus de 220 millions de personnes ont du diabète et plus d’un million meurent chaque année de cette maladie.

 En fait, on peut dire que le diabète est une épidémie mondiale.

Voici des informations fournies par d’éminents docteurs et nutritionnistes présentées sur Supreme Master TV dans l’émission Un mode de vie sain) ;  elles présentes les causes et des solutions à cette maladie chronique.

  Qu’est-ce que le diabète ?

La clé pour comprendre cette maladie est l’insuline, une hormone indispensable produite par le pancréas. qu'est-ce que le diabète ?

L’insuline aide notre corps à utiliser le glucose de notre nourriture pour générer de l’énergie.

Le diabète apparaît quand l’insuline n’est pas correctement utilisée, est insuffisante ou n’est pas du tout produite.

« Lorsque les globules rouges ne sont plus en mesure d’absorber nutriments et oxygène, le pancréas voit ses fonctions amoindries et le taux de sucre commence à augmenter.

Le diabète sucré est bien ce que le nom indique : vous avez du sucre dans le sang au lieu de l’avoir dans les cellules qui en font du carburant.» Le nutritionniste M. Clément 

Autre explication du Dr Neal Barnard du Comité des médecins pour une médecine responsable (ou PCRM, célèbre en France depuis leur publicité anti-fastfood)

  « Le diabète est quand il y a trop de sucre dans le sang. Le sucre est du glucose et il est normalement là pour entrer dans les cellules et leur fournir de l’énergie.  Si je vais courir un marathon toutes les cellules de mes muscles utilisent ce glucose pour son énergie. Le problème dans le diabète est que le glucose ne peut pas entrer dans les cellules. Il reste dans le sang, et dans le sang, il peut être toxique. Il peut endommager les yeux, les petits vaisseaux sanguins minuscules des yeux ou des reins ou d’autres parties du corps.

Le diabète de type 1 s’appelait avant le « diabète de l’enfance. » Et dans cette maladie, le pancréas, qui fabrique normalement l’insuline qui apporte le sucre dans la cellule, ne fabrique plus d’insuline, donc le sucre ne peut pas entrer dans la cellule.

Le diabète de type 2 s’appelait « diabète de l’âge adulte. » Il y a de l’insuline mais les cellules résistent à son action.

Un patient diabétique, si je lui prélève une cellule de muscle de sa jambe ou bras, et que je la regarde avec un microscope, on peut voir la cause du diabète. Gardons à l’esprit à quoi sert le glucose qui s’accumule dans le sang : il est censé alimenter nos cellules; il est censé faire que nos cellules musculaires  se déplacent. Quand la clé insuline parvient à la surface de la cellule, elle ne peut pas ouvrir les canaux pour faire entrer le glucose, pourquoi ? Et bien, si je regarde cette grande cellule musculaire, je vois qu’elle a l’air différent d’une cellule musculaire de quelqu’un qui n’a pas de diabète. Elle est différente car elle est pleine de petites gouttelettes grasses. Imaginez que j’ai une bonne clé  pour ma porte d’entrée, que je parte et revienne et découvre que ma clé n’ouvre plus la porte. »

Mais quelle est la véritable origine de cette maladie ?

Le Docteur Klaper nous l’explique :

 « Je suis médecin depuis près de 40 ans et ma perception du processus de la maladie a grandement évolué. Je pense que les maladies sont la conséquence du fait que l’on met le mauvais carburant dans notre corps.

Par analogie, si vous conduisez une voiture et que le réservoir est vide, vous vous arrêtez à une station. Mais au lieu  de remplir avec de l’essence, vous y mettez du diesel. C’est du kérosène et c’est trop huileux, mais vous repartez quand même. Une fumée noire commence à s’échapper de votre pot d’échappement et la voiture tombe en panne.

Quelle est la première cause ?

La voiture est-elle malade, où est-ce le mauvais carburant ?

Nous sommes faits pour brûler des glucides végétaux. Nous ne sommes pas faits pour fonctionner à partir de grandes quantités de graisse et de protéines. Quand nous faisons cela, cela encombre notre système, comme le diesel le fait avec la voiture.

[…Donc] comme on le sait maintenant chez les gens qui ont une alimentation riche en graisse, celle-ci arrive jusqu’aux cellules et bouche la mitochondrie. »

Autre origine surprenante : le poisson !

Voici ce un extrait de l’émission avec le Dr Bernard Pellet (présenté dans un article précédent), médecin français membre de l’APSARES

 « Le poisson est devenu la viande la plus polluée au monde.

Le poisson est une viande qui a tendance à diminuer l’espérance de vie, car elle favorise le diabète de type 2. »

Encore une mauvaise surprise : le lait et les produits laitiers

car selon le Dr Barnard du PCRM:

 « Il y a des protéines dans le lait. Et ces protéines pour certaines personnes déclenchent du diabète. […] Des recherches montrent qu’une exposition précoce à ces protéines de produits laitiers pourrait être la cause ou au moins un facteur du diabète qui commence dès l’enfance. »

Pourquoi ? D’après le docteur Klapper :

 « Peu importe comment vous le parfumez, colorez, fermentez, battez etc, le lait de vache est un fluide de croissance pour veau.

Le lait est fait par nature pour transformer un veau de 30 kg en vache de 180 kg en un an.

Et même si vous retirez la graisse [du lait], c’est toujours plein d’hormones, de facilitateurs de croissance et de protéines qui vous changent en grosse vache.

Je l’ai vu à maintes reprises dans mes consultations en nutrition et dans ma pratique médicale, les gens aiment leur fromage, moi aussi j’adorais ça et les glaces et le yaourt. Tout cela nous est vendu comme nourriture saine. Ces produits sont recouverts de ce vernis de santé.  Mais ce n’est que du fluide de croissance pour veau qui rend les gens obèses et malades. Et chez les enfants, c’est une cause de diabète juvénile.

Je ne peux tout simplement pas conclure que les produits laitiers sont des aliments saints. »

Nutritionniste Chuter :

 « Les taux de diabète de type I sont plus élevés dans les pays scandinaves où la consommation de produits laitiers est très élevée. De nombreuses études ont été faites montrant le lien entre la consommation précoce de lait de vache chez les enfants et le risque accru de diabète de type I. »

(D’ailleurs je vous recommande le Rapport Campbell à ce sujet… Il sera présenté dans un prochain article).

La solution ?

D’après le Dr Joel Furhman :

« Si quelqu’un mange des mets végétaliens, avec beaucoup de fruits et de légumes et pas de sel, son hypertension chutera.

Bien sûr, faire de l’exercice est aussi important.

J’ai des milliers de patients de par le monde qui sont devenus non-diabétiques, leur diabète est parti, leur hypertension est partie, leurs douleurs de poitrine et maladies de cœur sont parties, ils n’ont plus besoin de médicaments, et n’ont plus besoin d’interventions. […]

Ils gardent le contrôle de leur santé ce qui ne serait pas le cas s’ils prenaient des médicaments.  (*)

Restez très loin des médicaments, des sodas, des fast-foods.

Cuisinez des choses saines à la maison, voilà comment vivre une longue vie et vous protéger.

Nous avons été littéralement victimes de lavages de  cerveau pour penser que nous pouvons acheter notre santé en allant chez le médecin et en allant à l’hôpital et en prenant des médicaments. Nous pensons que notre santé viendra des pilules. C’est faux. »

Cette position est confirmée par la nutritionniste Cluster :

« Il y a vraiment des preuves solides à présent dans la littérature scientifique qui montrent qu’un régime à base de végétaux non raffinés aide à prévenir et guérir le diabète de type 2. »

Le Comité de médecins pour une médecine responsable a également publié plusieurs études sur la façon dont le régime végétalien contrôle et guérit les diabètes de type 2.

Dans l’une d’elle (aux Etats-Unis) pendant 22 semaines, 99 participants souffrant du diabète de type 2 ont dû suivre deux régimes : l’un végétalien pauvre en graisse et en sucre, et l’autre carné.

Après moins de 6 mois, près de la moitié des diabétiques qui suivaient le mode de vie végétalien avaient réduit le nombre de médicaments ou totalement éliminé le besoin de médicaments.

Dr Barnard : « Nos recherches démontrent plusieurs bienfaits  d’un régime végétalien pour les diabétiques.  Premièrement, vous perdez du poids et vous perdez 500 grammes par semaine et en cumulant ça sur 52 semaines par an,  on parle d’une sérieuse perte de poids.  Les niveaux de cholestérol et de glycémie chutent. [Deuxièmement,] le besoin de médication baisse, de nombreuses  personnes cessent complètement leurs médications et la tension baisse aussi. »

Une autre étude réalisée par le Dr Gabriel Cousens a, quant à elle, obtenu des résultats encore plus prodigieux :

« Nous avons un programme de 21 jours. En un à quatre jours, vraiment un jour, les gens cessent de prendre toute insuline, et autres médications diabétiques. En deux à trois semaines, même si leur glycémie a commencé à 500 ou 400, leur glycémie retombe à la normale, qui est à moins de 100. »   Dr Gabriel Cousens

Pour en savoir plus sur le programme du Dr Gabriel Cousens, visitez son site Web.

Notre mot de la fin sera celui de M. Clément :

« Je n’ai jamais vu de diabétique de type 2 qui n’ait pas pu guérir. Encore une fois, c’est un choix de mode de vie : est-ce que je veux être diabétique et sans contrôle et manger et vivre comme tout le monde ?

Ou est-ce que je ne veux pas l’être et suis prêt à devenir végétalien, à faire de l’exercice, me passer de sucre dans ma vie même les sucres naturels ?

 Ces maladies peuvent toutes être guéries. Tout ce qu’il faut faire c’est vivre adéquatement, en commençant par changer l’alimentation, faire de l’exercice et veiller au renforcement de  l’anatomie du corps. » (*)

  (*) Cet article cherche à présenter les avis de divers médecins. Svp, ne cessez pas de prendre vos médicaments sans être suivi par un médecin [compétent].

Survivre au cancer du sein (par le docteur Neal Barnard du Comité de médecins pour une médecine responsable)

Survivre au cancer

par le docteur Neal Barnard 

Docteur Neal Barnard – comité de médecins pour une médecine responsable (pcrm)

du Comité de médecins pour une médecine responsable

(retranscription partielle de l’émission du 17 janvier 2011 diffusée sur Supreme Master Television)

Introduction

Bienvenue, chers téléspectateurs dans  Un mode de vie sain, sur Supreme Master Television.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, le cancer est l’une des causes principales de décès dans le monde. Chaque année, plus de 12 millions de personnes dans le monde sont diagnostiquées avec un cancer et 7,6 millions y succombent. Les projections chiffrées font état d’une hausse continue, avec une estimation de 12 millions de décès d’ici 2030.

Aujourd’hui, nous avons l’honneur de visionner la conclusion d’une série en 8 parties présentant des extraits de « Manger correctement pour survivre au cancer » du Projet Contre le Cancer, un double DVD de conférences  du célèbre chercheur en nutrition et auteur, le Dr Neal Barnard.

Ces DVD accompagnent  le livre « Cancer : le guide pour y survivre » écrit par le Dr Barnard et la diététicienne Jennifer Reilly.

Le Dr Barnard est végétalien,  et président du Projet Contre le Cancer, une association américaine à but non lucratif promouvant la recherche et l’information sur la prévention du cancer  et les moyens d’y survivre.

Depuis sa fondation en 2004, le Projet s’est efforcé de promouvoir le régime végétalien comme solution au cancer. Le Projet Contre le Cancer fait partie du Comité des Médecins pour une Médecine Responsable, un groupe créé par le Dr Barnard en 1985 et composé de médecins et de citoyens (aux États-Unis) qui souhaitent améliorer la santé publique.

Le Comité agit aussi pour sensibiliser les gens aux avantages d’une alimentation à base de végétaux à travers des projets tels que le programme de 21 jours pour devenir végétalien, ainsi que l’action visant à modifier les lignes directrices fédérales en matière de nutrition.

Le Dr Barnard a été le chercheur principal dans de nombreuses études cliniques examinant les liens entre alimentation et santé ; son travail a été publié dans de grandes revues scientifiques et médicales. Il est souvent interviewé par les médias américains pour offrir son point de vue sur des questions importantes liées à l’alimentation, la santé et la médecine.

Nous sommes heureux de vous présenter la conférence du Dr Barnard « Aliments et survivre au cancer du sein », un chapitre de son DVD « Manger correctement pour survivre au cancer ».

Présentation du Docteur Neal Barnard : Survivre au cancer du sein

Bienvenue, et merci de nous rejoindre.

Le cancer du sein est une grave épidémie, et nous le combattons sur tous les fronts possibles.

Il existe désormais des méthodes des plus efficaces pour détecter le cancer, et nous avons les meilleurs traitements qui aient jamais existé. Mais je dois dire, en tant que médecin, que je préfère la nouvelle méthode qui consiste à prévenir le cancer, parce que si vous faites de la prévention, vous n’aurez jamais à le traiter, vous n’aurez jamais à vivre avec cela, et toute la peur que ça implique.

On sait depuis longtemps que cette alimentation [à base de végétaux] fait une grande différence.

L’importance de l’IMC

Les premiers indices sont venus du Japon : une femme au Japon, comparée à une femme aux États-Unis, a moins de chance de développer un cancer, et si elle a le cancer, elle a moins de chance d’en mourir. Elle a plus de chances d’aller bien, de survivre.

Pourquoi ?

Le premier indice était que les femmes au Japon sont plus minces, et c’est important. La graisse corporelle n’est pas juste là pour stocker des calories, c’est en fait un organe vivant, qui crée des choses, qui fait des hormones, des œstrogènes. Et les œstrogènes font croitre les choses.

À la puberté, les œstrogènes sont responsables du développement des seins, et pendant tout le cycle menstruel d’une femme, ils sont responsables de l’épaississement de la muqueuse de l’utérus chaque mois.

Si vous pensez que les œstrogènes font croitre les choses, qu’est-ce que ça veut dire pour une cellule cancéreuse ? Cela veut dire que cela peut aussi développer les cellules cancéreuses.

Dans un tube à essai, mettez des cellules du cancer du sein et ajoutez des œstrogènes : les cellules cancéreuses se développent comme de l’engrais sur les mauvaises herbes. En bref, une femme qui a plus de graisse corporelle, a plus d’œstrogènes dans son sang, et les cellules vont se multiplier et se propager.

Si une femme est plus mince, va-t-elle vraiment avoir moins de risques de cancer ou, si elle l’a, aura-t-elle tendance à survivre ? La réponse est oui.

Il y a eu une grande étude à Shanghai (en Chine) qui a suivi, non seulement les femmes qui étaient en excès de poids, mais les femmes qui avaient différentes variantes de ce que nous pensons être le poids normal.

Connaissez-vous l’indice de masse corporelle, IMC ? C’est une façon de parler de poids corporel, mais en l’adaptant à votre taille.

Donc, votre poids idéal est différent si vous faites 1 m 93 ou  1m 60.

L’IMC est un indice de masse corporelle, et en dessous de 25, c’est ce qu’on va appeler un IMC normal, pour une bonne santé.

Donc, dans l’étude faite à Shanghai, ils avaient un groupe de femmes où toutes avaient déjà un cancer du sein, et la question était :

« Si elles sont plus grosses ou plus minces, cela a-t-il une incidence sur leur santé ? »  Voici ce qu’ils ont découvert. Les femmes qui avaient un IMC inférieur à 23, les femmes minces, leur survie à cinq ans était d’environ 87%.

Ils les ont ensuite comparées aux femmes qui avaient un IMC compris entre 23 et 25, un peu plus grosses, un tout petit peu, mais toujours avec un poids normal.  Et leur survie à cinq ans était un peu plus faible, environ 84%.

Et ensuite ils ont analysé les femmes qui avaient un IMC supérieur à 25 : ce n’est pas un sérieux embonpoint, mais c’est juste un peu de surpoids.  Leur survie à cinq ans était en dessous de 80%.

Donc, plus votre poids est important, plus il est probable que vous soyez vulnérable à cette maladie.

Eh bien, c’est la première chose, mais il y a autre chose…

Ce n’est pas seulement la graisse dans votre corps, c’est aussi celle dans votre assiette.

Les chercheurs ont constaté que cela n’affecte pas seulement le fait qu’une femme développe un cancer, cela affecte aussi, le fait qu’elle aille bien ou pas si bien.

À l’Université d’État de New York à Buffalo (aux États-Unis), les chercheurs ont fait une étude importante. Ils ont pris environ 900 femmes, qui avaient toutes déjà un cancer du sein, et ils ont simplement étudié leur alimentation, puis ils ont observé qui allait bien, et qui n’allait pas si bien.  Et ce qu’ils ont trouvé était impressionnant !

Le risque de mourir à tout moment était augmenté de 40%, à chaque millier de grammes de graisse que les femmes mangeaient par mois.

Je vais tenter de rendre cela plus concret : si je prends une alimentation typiquement américaine, je prends toutes les matières grasses des hamburgers qu’on peut manger, et les  frites  et les huiles de salade et vous prenez toute cette graisse et vous en faites la somme. Vous comparez cela à une alimentation à base de végétaux, un régime végétarien, il n’y a donc pas de graisses animales, et un régime assez faible en huiles, ces deux régimes diffèrent : la différence est d’entre 1 000 et 1 500 grammes de matières grasses chaque mois.

Cela fait donc une différence de 40 à 60% dans le taux de mortalité. Cela fait donc une énorme différence.

Nous avons mis cela en pratique, parfois d’une manière plutôt inhabituelle.

Comment prévenir les douleurs menstruelles

J’étais assis à mon bureau un jour et le téléphone a sonné, et une jeune femme a dit : « Dr Barnard ».

J’ai dit : « Oui ? »

Elle : « Je ne peux pas sortir du lit ».

J’ai dit : « Quel est le problème ? »

Elle a dit : « Cela se produit pour moi tous les mois. Un jour, mes crampes sont si fortes, je ne peux rien faire, je ne peux pas passer la journée sans d’énormes quantités d’ibuprofène, et j’ai peur des effets secondaires, et je ne sais pas quoi faire.  Alors pouvez-vous me donner un médicament plus puissant contre la douleur pour que je puisse vaquer à mes occupations ».

J’ai dit : « Oui, je peux. Laissez-moi vous donner des analgésiques pour quelques jours ». Mais ça m’a tout à coup frappé ! Que sont ces crampes menstruelles ? Chaque mois, la quantité d’œstrogène dans le corps augmente et puis elle diminue, en environ deux semaines, c’est au moment de l’ovulation.

Et puis, durant les deux semaines suivantes, la quantité d’œstrogènes augmente, épaississant la muqueuse de l’utérus. Pourquoi ? Parce que l’utérus est l’organe le plus optimiste dans le corps. Chaque mois, il est convaincu que nous allons tomber enceinte à coup sûr, donc il se prépare. Mais alors environ deux semaines avant la fin du mois, il dit :  « Ah, ça ne s’est pas produit ». Donc, à ce moment là, la doublure intérieure de l’utérus se brise, et s’écoule dans le flux menstruel, et des substances chimiques très inadaptées appelées prostaglandines sont libérées. Elles provoquent des crampes et causent des maux de tête et vous font vous sentir patraques.

Et pendant qu’elle parlait au téléphone, je pensais : « Attendez une minute. Selon les recherches sur le cancer du sein, nous savons que si j’enlève la graisse de mon régime alimentaire, si j’apporte des fibres, je peux réduire la quantité d’œstrogènes. Moins d’œstrogènes c’est moins d’épaississement, moins de crampes. Essayons ! »

Je lui ai donc proposé cela.  J’ai dit : « Je  vous donne des analgésiques pour quelques jours, mais faisons une expérience pendant environ quatre semaines. Que pensez-vous de cela : pas de produits d’origine animale dans votre alimentation. S’il n’y a pas de produits d’origine animale, il n’y a pas de graisse animale ».

Et j’ai dit : « Et pas trop d’huiles. Jetez vos bouteilles d’huile de cuisson et tout ça. Ne mangez pas les chips grasses et ce qui croustille. Mangez très simple, très pauvre en matières grasses ».

Elle a dit : « J’essaierais n’importe quoi ».

Elle m’appelle quatre semaines plus tard : « Dr Barnard, j’ai juste une question ».

« Laquelle ? »

Elle a dit : « Pourquoi les médecins ne parlent pas de ça à leurs patientes ? »

Elle venait d’avoir ses règles, presque sans aucun symptôme. Et j’ai trouvé que c’était fascinant. J’ai donc écrit un livre qui mentionnait cela et j’ai commencé à recevoir des appels de femmes qui ont dit : « C’est vrai ! »

Et elle a aussi constaté que si elle s’écartait de son régime alimentaire au début du mois, un gros paquet de chips, quelque chose de gras, elle le payait à la fin du mois. J’ai donc fait une recherche avec quelques collègues à l’Université de Georgetown (aux États-Unis) et nous avons découvert que c’était vrai. Nous avons réuni un groupe de femmes qui avaient de graves crampes menstruelles. Nous leur avons fait suivre un régime qui était végétalien et faible en graisse pendant 2 cycles menstruels complets. Cela a réduit le nombre de jours de douleur. Cela a réduit l’intensité de la douleur. Et les symptômes PMS (syndrome prémenstruel), comme la rétention d’eau, les ballonnements et l’irritabilité, se sont tous améliorés. Ce que je suggère est donc simplement cela.

La raison pour laquelle je vous raconte cette histoire est qu’on imagine que nos hormones nous contrôlent. C’est vrai, mais on a un moyen de les contrôler aussi. C’est juste qu’on n’a jamais eu de manuel d’instructions. Maintenant nous savons comment faire.

D’autres recherches sur le sujet

Il y a des moments où la recherche nous a amenés dans une mauvaise direction.

Connaissez-vous « Initiative de Santé des Femmes ? »  L’ « Initiative de Santé des Femmes » a été vraiment une étude de recherche importante et, je pense, très bien conçue, mais elle  a testé un régime plutôt modeste.  L’idée était que si avec un groupe de femmes, dans ce cas, presque 50 000 femmes, si on réduisait la teneur en matières grasses de leur alimentation, est-ce que ça allait empêcher le cancer du sein ?

Ils n’ont pas rendu les sujets végétariens ou végétaliens. Donc ils n’ont pas vraiment enlevé la graisse de leur alimentation.

Les chiffres étaient les suivants : au début de l’étude, la moyenne des femmes suivant ce programme obtenait environ 38% de ses calories dans les lipides. C’est assez élevé. La moyenne nationale est plus proche de 30%.Au fil du temps, elles ont réussi à réduire la teneur en matières grasses de leur alimentation à environ 24%, ce qui est dans la bonne direction mais sans s’y tenir.

Après quelque temps, elles ont remonté et ont repris leurs habitudes et avec six points dans l’année, elles sont retournées à environ 29%, ce qui est très proche de la moyenne nationale (aux USA) à l’heure actuelle. Que s’est-il passé ?

Tout d’abord, leur taux de cancer du sein a un peu diminué, environ 9%. Donc c’est une bonne chose, c’est la bonne direction mais ce n’est pas assez.  À une exception près, le cancer lié au récepteur de la progestérone, un cancer particulier, a chuté de 24%. Donc c’est bien, mais voilà pourquoi leur régime n’a pas marché. Ils ont permis aux gens de continuer à manger tous les aliments qui rendent le régime américain risqué. Ils ont dit : prenez du bœuf maigre; mangez du poulet sans la peau.

Mais la viande de bœuf la plus maigre, c’est tout de même 29% de matière grasse.

Le poulet sans la peau, c’est 23% de matières grasses.

Certains poissons comme le saumon ont plus de 50% de matières grasses dans un morceau de saumon royal.

Le brocoli, c’est 8% de matière grasse,  les fèves, c’est 4%, le riz, de 1 à 5%.

Les aliments sont ainsi, si vous voulez vraiment tester cela d’une manière sérieuse, les gens doivent mangent des céréales, des fèves, des légumes et des fruits.

Donc, ne vous méprenez pas, je pense que l' »Initiative des femmes pour la santé » a été une belle étude, mais elle n’a pas prouvé que le régime ne marche pas. Elle a prouvé que les petits changements de régime agissent peu.

Je vais vous parler de deux autres études qui s’attaquent au problème : l’une s’intitulait « Étude d’Intervention dans la Nutrition des Femmes ». Et ce qu’ils voulaient faire était de voir si le régime fait une différence après qu’une femme a déjà eu le cancer du sein. Ils ont rassemblé quasiment 2 500 femmes. Toutes avaient un cancer du sein et ils leur ont fait suivre un régime qui était assez faible en gras, environ 15% de leurs calories provenaient de graisses – c’est environ la moitié de la moyenne américaine – ensuite ils ont suivi comment elles allaient au fil du temps. Ils voulaient spécifiquement savoir si une femme était susceptible d’avoir une récidive du cancer ou un nouveau cancer.

Saviez-vous que si une femme a déjà eu un cancer du sein, elle risque davantage d’avoir un nouveau cancer ? Ils ont découvert que le régime fonctionnait. La probabilité d’avoir une récidive du cancer ou un nouveau cancer s’était réduite d’environ 24% et quand ils ont regardé celles qui n’avaient pas de cancer du sein récepteur-positif d’œstrogène, un type particulier de cancer, ça a diminué d’environ 42%.  Donc, l’alimentation n’est pas parfaite mais c’est déjà ça.

Maintenant, il y a eu une autre étude intitulée « Étude sur les femmes mangeant & vivant sainement » ou « Étude WHEL ». Et ils sont allés plus loin: c’était faible en gras,  mais ils ont également mis l’accent sur les légumes et les jus de fruits, en particulier le jus de carotte et ce genre de chose. Et ce n’était pas tout à fait végétarien, mais ça allait un peu plus loin dans cette direction.

L’étude, alors qu’on enregistre cette émission, n’est pas encore terminée, mais je veux partager avec vous les premiers résultats parce qu’ils sont inspirants. Je suggère que si une femme perd du poids, se nourrit de fibres, diminue le gras de son alimentation, elle va être en mesure de contrôler ses hormones.  Cela marche-t-il ? Ils ont pris un échantillon de 291 femmes dans l’étude et ils ont en fait mesuré leurs hormones au début et la fin de l’étude. Au début et la fin de l’étude.

Je parle de l’estradiol et l’estrone (ce sont les œstrogènes dans le sang d’une femme) et en effet ils ont diminué de façon assez significative en changeant de régime, pas de médicaments, pas d’exercice, rien, juste changer de régime. Mais ils sont ensuite allés plus loin et ils ont regardé le groupe de contrôle à qui on n’a pas demandé de faire de changement alimentaire.

C’était un grand groupe de femmes, environ 1500 femmes et ils ont varié les données : certaines d’entre elles mangeaient plus de légumes, certaines moins et elles ont fait un test sanguin des caroténoïdes, du bêta-carotène et de ses cousins. Vous pouvez mesurer cela dans le sang d’une personne. Donc, si quelqu’un dit, « Je mange beaucoup de légumes », vous pouvez réellement dire si c’est vrai ou non. Ils les ont donc mesurés, et ils ont trouvé que les femmes qui avaient le plus de caroténoïdes dans leur sang – c’est à dire qu’elles avaient vraiment mangé des légumes et des fruits – elles avaient une réduction d’environ 45% dans leur probabilité que le cancer revienne.

Ainsi, l’idée est la suivante : on a encore de bonnes méthodes pour détecter le cancer, on a de très bonnes méthodes pour le traiter, mais vous savez quoi, je ne veux jamais les utiliser. Je veux voir ce que nous pouvons faire pour garder le cancer éloigné, et pour ce faire, nous devons juste changer ce qui est dans notre assiette. Merci beaucoup.

[fin de la présentation du docteur Neal Barnard]

Conclusion de l’émission

Notre profonde gratitude, Dr Neal Barnard, de nous avoir permis de partager votre présentation excellente et très informative de la série « Manger correctement pour survivre au cancer » avec nos téléspectateurs.  En encourageant l’adoption du mode de vie végétalien, vous et les membres du Projet Contre le Cancer sont à la pointe pour améliorer la santé publique aux États-Unis et ailleurs.

Nous vous souhaitons le meilleur dans vos projets.

Pour plus de détails sur le Projet Contre le Cancer, veuillez visiter www.CancerProject.org (en anglais)

Les deux DVD « Manger correctement pour survivre au cancer » et « Le Guide de Survie au Cancer » (un e-book que l’on peut télécharger gratuitement), sont disponibles sur le même site.

Merci, fidèles téléspectateurs, de nous avoir suivis dans l’émission Un mode de vie sainici sur Supreme Master Television.

Puisse le monde entier bientôt adopter l’alimentation de compassion à base de végétaux et jouir  d’une excellente santé.

Pourquoi faut-il éviter le lait ? Réponse des médecins

Que devraient boire les bébés ?

Dr. Neal Barnard:    Je pense que les bébés ont besoin du lait de la mère. Un bébé devrait être nourri au sein et nous devrions faire tout ce que nous pouvons pour aider les enfants à l’être. Après la période du sevrage, il n’y a plus aucun besoin physique de boire du lait.

 Si seuls les bébés ont besoin du lait de leur mère, pourquoi les adultes humains consommeraient-ils le lait de vache qui est destiné aux bébés veaux ? 

L’association de médecins (présidée par le docteur Neal Barnard) répond à cette question dans un article disponible ICI (en anglais) : Health concerns about dairy products.

Docteur Neal Barnard – comité de médecins pour une médecine responsable (pcrm)

Le kit des végétariens débutants – par le Comité des médecins pour une médecine responsable

Voici un document complet et synthétique à la fois (44 pages) fortement inspiré du kit du végétarien débutant publié par  une association de médecins aux Etats-Unis pronant le végétarisme : Physicians Committee for Responsible Medicine (PCRM), que l’on pourrait traduire par Comité de médecins pour une médecine responsable.

(très prochainement, vous trouverez un article sur le  Docteur Neal Barnard, qui est le créateur de cette association de médecins végétariens)

Cette version (en français) est distribuée par l’Association végétarienne de France.

Kit des végétariens débutants

Voici le document à télécharger ICI

Et en voici le sommaire :

  • L’alimentation végétarienne pour la santé
  • Les 3 petits pas pour être un végétarien efficace
  • Le mythe des protéines
  • Cuisiner sans oeufs
  • Exemple de menus rapides
  • Le calcium dans les végétaux
  • Et le lait ?
  • Des idées sans produits laitiers
  • Les 4 nouveaux groupes d’aliments
  • Trouver son poids de santé et le conserver
  • Végétaliser son alimentation
  • L’alimentation végétarienne pendant la grossesse
  • L’alimentation des enfants pour un bon départ
  • Des recettes de santé
  • Pour aller plus loin
Et voici quelques extraits du document :

L’ALIMENTATION VEGETARIENNE BONNE POUR LA SANTE

L’alimentation végétarienne : son importance considérable pour la santé

Manger végétarien est une manière efficace et agréable de rester en bonne santé.

Le mode d’alimentation végétarien s’appuie sur un large éventail de produits nourrissants, délicieux et sains.

Les végétariens évitent la viande, le poisson et la volaille. On appelle lactoovo-végétariens ceux qui acceptent les produits laitiers et les œufs.

Les végétaliens (ou végans), c’est-à-dire les végétariens stricts, refusent la viande, le poisson, la volaille, les oeufs et les produits laitiers. Malgré tous les avantages que présente le mode d’alimentation lacto-ovovégétarien, les régimes végétaliens sont les plus sains de tous, car ils diminuent les risques d’un nombre considérable de maladies.

 Un cœur en bonne santé

Les végétariens ont beaucoup moins de cholestérol que les personnes qui mangent de la viande et les problèmes cardiaques sont rares chez eux. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi. Les repas végétariens sont remarquablement pauvres en graisses saturées et contiennent généralement peu de cholestérol, voire pas du tout. Étant donné que le cholestérol se trouve uniquement dans les produits animaux tels que la viande, les produits laitiers et les oeufs, les végétaliens consomment des aliments dépourvus de cholestérol.

Le type de protéines utilisé dans l’alimentation végétarienne présente un autre avantage important. En effet, de nombreuses études montrent qu’en remplaçant les protéines animales par des protéines végétales on voit baisser le taux de cholestérol, même si on continue à consommer la même quantité et le même type de graisses. Ces études apportent la preuve qu’une alimentation végétarienne pauvre en graisses est nettement préférable aux autres formes d’alimentation.

 Une tension artérielle moins élevée

Un nombre impressionnant d’études, dont certaines remontent au début des années 1920, montre que les végétariens ont une tension artérielle moins élevée que les non-végétariens.

Certaines études ont même montré que si on ajoute de la viande à un régime végétarien, on voit la tension artérielle s’élever rapidement, et de façon considérable.

Les effets de l’alimentation végétarienne s’ajoutent aux effets bénéfiques de la réduction d’apport de sel. Nombre d’hypertendus adoptant un régime végétarien peuvent se passer de médicaments.

Le diabète maîtrisé

Les toutes dernières études concernant cette maladie montrent que la meilleure façon de la maîtriser est d’adopter un régime riche en glucides complexes et en fibres (que l’on trouve uniquement dans les aliments d’origine végétale) et pauvre en graisses.

Une alimentation à base de légumes, légumineuses, fruits et céréales complètes, qui est aussi pauvre en graisse et en sucre, peut faire baisser le taux de sucre dans le sang et réduit, voire supprime, le besoin de médicaments. Les diabétiques courent un grand

risque de devenir cardiaques, et l’objectif le plus important du régime diabétique étant d’éviter la graisse et le cholestérol, le mode d’alimentation végétarien est donc idéal.

 Prévention du cancer

Le régime végétarien contribue à la prévention du cancer. Les études menées sur des végétariens montrent que le taux de mortalité par cancer est, chez eux, de 50 à 75 % seulement par rapport à la population en général.

Le cancer du sein est considérablement moins fréquent dans les pays à forte consommation de nourriture végétale. Lorsque les habitants de ces pays adoptent le régime occidental à base de viande, le nombre de cancers du sein monte en flèche. De même, les végétariens ont nettement moins de cancers du côlon que les personnes qui mangent de la viande. La consommation de viande est plus directement liée au cancer du côlon que n’importe quel autre facteur d’ordre diététique.

Pourquoi les modes d’alimentation végétariens contribuent-ils à protéger du cancer ?

Tout d’abord, parce qu’ils sont plus pauvres en graisses et plus riches en fibres que les régimes à base de viande. Mais ce n’est pas tout : d’autres facteurs jouent aussi un rôle important. Les végétaux contiennent des substances « anti-cancer » que l’on appelle composés phytochimiques (comme les fibres alimentaires et les antioxydants).

Par exemple, les végétariens consomment généralement davantage de bêta-carotène et de lycopène, des pigments contenus dans les végétaux, ce qui pourrait expliquer pourquoi ils ont moins de cancer du poumon et de la prostate. De la même façon, des études ont montré que les alimentations sans produits laitiers peuvent réduire le risque de cancer de l’ovaire et de cancer de la prostate.

Toutefois, certains aspects anticancer du régime végétarien ne s’expliquent pas encore.

Par exemple, les chercheurs ne comprennent pas encore très bien pourquoi les végétariens ont davantage de certains globules blancs, les « cellules tueuses » naturelles, capables de débusquer, puis de tuer, les cellules cancéreuses.

 Concernant le calcium

Les végétariens sont moins susceptibles de souffrir de calculs rénaux ou biliaires. De plus, les végétariens ont moins de risques d’ostéoporose, et cela parce qu’ils consomment peu ou pas de protéines animales. Si l’on consomme beaucoup de protéines animales, le calcium des os sera encore davantage éliminé. En remplaçant

les produits animaux par des végétaux, on réduit les fuites de calcium. Cela peut aider à expliquer pourquoi, dans les pays où le mode d’alimentation est essentiellement végétal, les gens souffrent rarement d’ostéoporose, même lorsqu’ils consomment peu de calcium.

 Planifier une alimentation végétarienne

Il n’est pas difficile d’adopter un mode d’alimentation végétarien répondant à ses besoins alimentaires.

Céréales, légumes secs et légumes frais contiennent beaucoup de protéines et de fer. Les légumes à feuilles vertes, les haricots, les lentilles, le tofu et les noix sont  d’excellentes sources de calcium.

La vitamine D est automatiquement produite par le corps à chaque exposition de la peau au soleil. Les personnes à la peau foncée, et celles vivant sous les latitudes nordiques ont des difficultés à produire cette vitamine toute l’année. La vitamine D peut aussi être facilement fournie par des aliments enrichis : petit déjeuner composé de céréales que l’on trouve dans le commerce, lait de soja, autres produits de supplémentation, et complexes multi-vitaminiques.

La prise régulière de vitamine B12 est importante. De bonnes sources peuvent être trouvées dans des petits déjeuners aux céréales, des produits au soja, et certaines marques de levure alimentaire. Il est particulièrement important que les femmes enceintes et celles qui allaitent consomment suffisamment de vitamine B12. Sur l’étiquette détaillant la composition d’un produit, il faut chercher le mot « cyanocobalamine » ; il s’agit de la forme de vitamine B12 la mieux assimilable.

LE MYTHE DES PROTEINES

Autrefois, les gens pensaient qu’on ne consommait jamais trop de protéines.

Au début des années 1900, on disait aux Américains de manger au moins 100 g de protéines par jour. Et encore dans les années 50, on encourageait les gens à augmenter

leur consommation de protéines s’ils voulaient rester en bonne santé. De nos jours, aux États-Unis, certains régimes d’amaigrissement prônent un apport élevé de protéines,

et cela malgré le fait que les Américains en consomment déjà deux fois plus qu’ils n’en ont besoin. Les gens qui suivent ces régimes perdent effectivement du poids dans un premier temps, mais ils ignorent généralement les risques que cette forte consommation de protéines entraîne pour leur santé. Il existe en effet un lien entre l’excès de protéines et l’ostéoporose, les maladies rénales, les calculs des voies urinaires et certains cancers.

Les matériaux de construction du corps

Le corps construit les protéines à partir d’acides aminés, lesquels, pour leur part, sont issus des protéines absorbées. Une alimentation variée à base de haricots, lentilles, céréales et légumes contient les acides aminés essentiels. Il fut un temps où l’on croyait que certains aliments végétaux devaient être consommés ensemble pour qu’ils puissent offrir l’intégralité de leurs protéines, mais les recherches actuelles montrent que ce n’est pas le cas.

De nombreux grands spécialistes de la nutrition, notamment ceux de l’American Dietetic Association, sont d’avis que les divers acides aminés que l’on consomme au cours de la journée couvrent facilement les besoins en protéines. Pour utiliser au mieux ces  dernières, le corps a également besoin de suffisamment de calories.

 Problèmes engendrés par un excès de protéines

Le Français moyen qui consomme de la viande et des produits laitiers absorbe souvent trop de protéines. Cela peut provoquer divers graves problèmes de santé :

– Troubles rénaux :

Lorsque les gens mangent trop de protéines, ils absorbent plus d’azote que nécessaire. Cela entraîne un surcroît de travail pour les reins, obligés de faire évacuer par les urines cet excès d’azote. Les personnes souffrant d’insuffisance rénale sont encouragées à consommer des aliments pauvres en protéines, car cela fait baisser les taux excessifs d’azote. Cela peut également aider à prévenir les maladies rénales.

– Cancer :

Bien que l’on accuse généralement les graisses d’être à l’origine de l’accroissement du risque de cancer, les protéines jouent elles aussi un rôle. Les populations qui consomment régulièrement de la viande sont davantage exposées au cancer du côlon et les chercheurs sont persuadés que graisses, protéines, carcinogènes naturels et absence de fibres dans la viande sont autant d’éléments à mettre en cause. En 1997, un rapport du World Cander Research Fund et de l’American Institute for Cancer Research intitulé « Food, Nutrition, and the Prevention of Cancer » a établi un lien entre les protéines et certains types de cancer.

– Ostéoporose et calculs rénaux :

Les régimes riches en protéines animales entraînent une excrétion de calcium supérieure à la normale par l’urine, et cela augmente le risque d’ostéoporose. Les pays à basse consommation de protéines connaissent moins de cas d’ostéoporose et de fractures de la hanche. Une augmentation de l’excrétion de calcium accroît le risque de calculs rénaux. Des chercheurs anglais ont montré qu’en ajoutant environ 150 g de poisson (soit à peu près 34 g de protéines) à une alimentation normale, le risque de voir se former des calculs rénaux s’élève de 250 %. On a longtemps cru que les athlètes avaient davantage besoin de protéines que les autres personnes. La vérité est qu’ils en ont besoin de seulement un tout petit peu plus, chose facile à réaliser puisqu’ils mangent de toute façon davantage pour satisfaire leur besoin accru de calories. Les régimes végétariens sont parfaits pour les athlètes. Pour avoir suffisamment de protéines, mais pas trop non plus, il suffit de remplacer les produits animaux par des céréales, des légumes, des légumineuses (pois, haricots et lentilles) et des fruits. Tant que l’on mange diverses variétés d’aliments végétaux en quantité suffisante pour que le poids du corps reste stable, on absorbe largement assez de protéines.

CUISINER SANS OEUFS

De nombreuses personnes choisissent de ne pas manger d’œufs.

Environ 70 % des calories contenues dans les œufs proviennent de graisses, pour une large part des graisses saturées. Les œufs contiennent aussi beaucoup de cholestérol – à peu près 213 mg pour un œuf de taille moyenne.

Comme les coquilles d’œuf sont fragiles et poreuses, et les poules élevées dans des conditions de promiscuité extrême, les œufs sont l’endroit rêvé pour les salmonelles, bactéries responsables n° 1 des intoxications alimentaires dans notre pays.

Les œufs sont souvent utilisés en pâtisserie à cause de leur capacité à lier et à faire lever la pâte. Cependant, les cuisiniers intelligents ont trouvé de bons substitutifs. Tentez l’expérience la prochaine fois que vous aurez une recette comportant des œufs (se reporter au document pour avoir des alternatives précises)


LE CALCIUM DANS LES VEGETAUX

Beaucoup de personnes choisissent de renoncer aux produits laitiers parce que ceux-ci contiennent de la graisse, du cholestérol, des protéines allergènes, du lactose et souvent aussi des traces de polluants, ou simplement parce qu’ils ne se sentent pas bien après en avoir consommé.

Il existe également un lien entre le lait et le diabète juvénile de type 1, ainsi que d’autres maladies graves. Mais, heureusement, il existe de très nombreuses autres excellentes sources de calcium.

Pour conserver des os en bonne santé et solides, il s’agit surtout d’éviter que le corps ne perde du calcium, bien plutôt que d’en ingurgiter davantage.

Certains peuples ne consomment pas de produits laitiers et absorbent habituellement moins de 500 milligrammes de calcium par jour.  Et pourtant, chez eux, les chiffres de l’ostéoporose sont généralement bas.

De nombreux scientifiques pensent que l’exercice physique, ainsi que d’autres facteurs, sont plus importants dans la lutte contre l’ostéoporose que la prise de calcium.

 Le calcium dans le corps

Presque tout le calcium du corps se trouve dans les os. Il y en a une quantité infime dans le sang, responsable de fonctions importantes comme la contraction des muscles, le maintien du rythme cardiaque et la transmission des influx nerveux.

Nous perdons constamment du calcium sanguin par l’urine, la transpiration et les selles. Celui-ci est renouvelé par le calcium des os ou par l’alimentation.

Les besoins en calcium changent selon les âges de la vie. Jusqu’à l’âge d’environ 30 ans, nous consommons plus de calcium que nous n’en perdons. Une absorption adéquate de calcium au cours de l’enfance et de l’adolescence est particulièrement importante. Plus tard, le corps bascule doucement dans un « équilibre négatif de calcium », comme on dit, et les os commencent à perdre davantage de calcium qu’ils n’en fixent, ce qui peut entraîner une fragilité osseuse, ou ostéoporose.

La vitesse à laquelle le calcium est éliminé dépend du type et de la quantité des  protéines absorbées, ainsi que de l’alimentation et du style de vie.

DIVERS FACTEURS JOUENT UN RÔLE DANS LA PERTE DE CALCIUM PAR LE CORPS :

  • Les régimes riches en protéines augmentent la fuite du calcium à travers l’urine. Et les protéines animales probablement beaucoup plus que les protéines végétales. Cela est peut-être l’une des raisons pour lesquelles les végétariens ont dans l’ensemble des os plus solides que les carnivores.
  • La caféine accroît la fuite du calcium à travers l’urine.
  • De même les régimes riches en sodium.
  • Le tabac augmente la fuite de calcium.

D’AUTRES FACTEURS RENFORCENT LA CONSTRUCTION OSSEUSE :

  • L’exercice physique est l’un des facteurs les plus importants pour le maintien de la santé des os.
  • L’exposition au soleil permet à l’organisme de fabriquer la vitamine D qui favorise la construction osseuse
  • La consommation de beaucoup de fruits et légumes contribue au maintien du calcium dans les os
  • La consommation de calcium à partir de sources végétales, en particulier des légumes verts et des haricots, est l’une des pièces maîtresses de la construction osseuse