L’alimentation contre le diabète de type 2 – Extrait du livre du Dr Neal Barnard

Le livre du Docteur Neal Barnard 21 day to kickstart your weightloss – n’est pas centré sur le diabète, mais plusieurs passages y sont consacrés et expliquent le fonctionnement (ou dysfonctionnement) des cellules et de l’insuline.

Voici un court extrait à propos du diabète (traduit de l’anglais) :

Les trois clés pour choisir des aliments contre le diabète sont
1) éviter les produits animaux
2) réduire les graisses et les huiles et
3) éviter les aliments à index glycémique élevé.
Lorsque les gens souffrant de diabète de type 2 améliorent leur alimentation, leur maladie s’améliore souvent de façon dramatique; et on présume que c’est parce que leurs cellules se nettoient et se débarrassent de ce gras, afin que l’insuline puisse de nouveau être efficace.
La première partie du livre en dit plus sur l’alimentation, la santé, les cellules, etc.
La seconde partie présente des recettes simples, rapides et nutritives.
Pour résumer très très brièvement, le docteur Barnard met l’accent sur
– l’importance des fibres (des céréales, des légumes secs, fruits et légumes);
– la nécessité d’éviter les aliments gras, ce qui comprend tous les produits animaux;
– la nécessité de miser plutôt sur les glucides des céréales, fruits et légumes.
Une lecture plutôt agréable et très enrichissante… en anglais.
(Bientôt, une fiche détaillée de ce livre du Dr Neal Barnard, et une autre du livre du Dr Joel Fuhrman)
Dr Neal Barnard- 21 day weight loss kickstart
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A propos des fausses idŽées sur les souris, l’argent et la méŽdecine

Voici la Brochure_EFMA en_francais (disponible sur le site veganimal.info)

 

 

 

Pour s’informer sur les méthodes alternatives à l’expérimentation animale

Bibliographie indispensable sur les méthodes substitutives

  • « From Guinea Pig to Computer Mouse » – Auteurs : Nick Jukes et Mihnea Chiuia – Édition : InterNICHE (2003).
  • « Sacred Cows and Golden Geese : The Human Cost of Experiments on Animals » – Auteurs : C. Ray Greek et Jean Swingle Greek – Éditeur : Continuum (2002).
  • « Specious science : How Genetics and Evolution Reveal Why Medical Research on Animals Harms Humans » – Auteurs : C. Ray Greek et Jean Swingle Greek – Éditeur : Continuum (2003).
  • « Vivisection or Science ? : An Investigation into Testing Drugs and Safeguarding Health » – Auteur : Croce P – Éditeur : Zed Books (1999).
  • « What Will We Do If We Don’t Experiment On Animals ? Medical Research for the Twenty-first Century » – Auteurs : C. Ray Greek et Jean Swingle Greek – Éditeur : Trafford Publishing (2004).

LIENS

Banque de données alternatives à la dissection et la vivisection

Médecins, chercheurs et laboratoires contre la vivisection

Livre: Expérimentation animale, honte et échecs de la médecine

Expérimentation animale, honte et échecs de la médecine

Auteur : Hans Ruesch

Edition : Civis File 781

Résumé :

Les témoignages de l’auteur portent sur les expérimentations non seulement animales, mais aussi humaines… De réputation mondiale, il a été harcelé honteusement depuis la révélation de dossiers brûlants dans le monde d’une pseudo-recherche médicale. Ce livre, boycotté depuis un quart de siècle, met en lumière cette pseudo-recherche médicale où il est fait usage d’expériences effectuées sur des animaux vivants ; une pratique condamnée par de plus en plus de médecins conscients de son inutilité et du manque de rigueur scientifique dont elle fait preuve.

Hans Ruesch fait la démonstration que l’application des résultats de ces expériences sur l’homme engendre de graves maladies. Un livre qui bouscule les idées reçues et dont il est temps de prendre connaissance. Il est plus que jamais d’actualité.

Livre : le rapport Campbell (China Study)

Un livre à lire de toute urgence : Le rapport Campbell.

• De T. Colin Campbell et Thomas M. Campbell
• Publié pour la première fois en 2005
• 488 pages
• 20 euros

L’étude épidémiologique la plus complète sur le lien entre la santé et l’alimentation !
Et si une seule et unique manière de se nourrir permettait de prévenir et même de guérir la plupart des maladies de civilisation ? Ce n’est pas une utopie, mais bien une réalité ! C’est ce qu’a mis en évidence Colin Campbell à l’issue de 40 années de recherches sur l’alimentation et la santé.


Survivre au cancer du sein (par le docteur Neal Barnard du Comité de médecins pour une médecine responsable)

Survivre au cancer

par le docteur Neal Barnard 

Docteur Neal Barnard – comité de médecins pour une médecine responsable (pcrm)

du Comité de médecins pour une médecine responsable

(retranscription partielle de l’émission du 17 janvier 2011 diffusée sur Supreme Master Television)

Introduction

Bienvenue, chers téléspectateurs dans  Un mode de vie sain, sur Supreme Master Television.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, le cancer est l’une des causes principales de décès dans le monde. Chaque année, plus de 12 millions de personnes dans le monde sont diagnostiquées avec un cancer et 7,6 millions y succombent. Les projections chiffrées font état d’une hausse continue, avec une estimation de 12 millions de décès d’ici 2030.

Aujourd’hui, nous avons l’honneur de visionner la conclusion d’une série en 8 parties présentant des extraits de « Manger correctement pour survivre au cancer » du Projet Contre le Cancer, un double DVD de conférences  du célèbre chercheur en nutrition et auteur, le Dr Neal Barnard.

Ces DVD accompagnent  le livre « Cancer : le guide pour y survivre » écrit par le Dr Barnard et la diététicienne Jennifer Reilly.

Le Dr Barnard est végétalien,  et président du Projet Contre le Cancer, une association américaine à but non lucratif promouvant la recherche et l’information sur la prévention du cancer  et les moyens d’y survivre.

Depuis sa fondation en 2004, le Projet s’est efforcé de promouvoir le régime végétalien comme solution au cancer. Le Projet Contre le Cancer fait partie du Comité des Médecins pour une Médecine Responsable, un groupe créé par le Dr Barnard en 1985 et composé de médecins et de citoyens (aux États-Unis) qui souhaitent améliorer la santé publique.

Le Comité agit aussi pour sensibiliser les gens aux avantages d’une alimentation à base de végétaux à travers des projets tels que le programme de 21 jours pour devenir végétalien, ainsi que l’action visant à modifier les lignes directrices fédérales en matière de nutrition.

Le Dr Barnard a été le chercheur principal dans de nombreuses études cliniques examinant les liens entre alimentation et santé ; son travail a été publié dans de grandes revues scientifiques et médicales. Il est souvent interviewé par les médias américains pour offrir son point de vue sur des questions importantes liées à l’alimentation, la santé et la médecine.

Nous sommes heureux de vous présenter la conférence du Dr Barnard « Aliments et survivre au cancer du sein », un chapitre de son DVD « Manger correctement pour survivre au cancer ».

Présentation du Docteur Neal Barnard : Survivre au cancer du sein

Bienvenue, et merci de nous rejoindre.

Le cancer du sein est une grave épidémie, et nous le combattons sur tous les fronts possibles.

Il existe désormais des méthodes des plus efficaces pour détecter le cancer, et nous avons les meilleurs traitements qui aient jamais existé. Mais je dois dire, en tant que médecin, que je préfère la nouvelle méthode qui consiste à prévenir le cancer, parce que si vous faites de la prévention, vous n’aurez jamais à le traiter, vous n’aurez jamais à vivre avec cela, et toute la peur que ça implique.

On sait depuis longtemps que cette alimentation [à base de végétaux] fait une grande différence.

L’importance de l’IMC

Les premiers indices sont venus du Japon : une femme au Japon, comparée à une femme aux États-Unis, a moins de chance de développer un cancer, et si elle a le cancer, elle a moins de chance d’en mourir. Elle a plus de chances d’aller bien, de survivre.

Pourquoi ?

Le premier indice était que les femmes au Japon sont plus minces, et c’est important. La graisse corporelle n’est pas juste là pour stocker des calories, c’est en fait un organe vivant, qui crée des choses, qui fait des hormones, des œstrogènes. Et les œstrogènes font croitre les choses.

À la puberté, les œstrogènes sont responsables du développement des seins, et pendant tout le cycle menstruel d’une femme, ils sont responsables de l’épaississement de la muqueuse de l’utérus chaque mois.

Si vous pensez que les œstrogènes font croitre les choses, qu’est-ce que ça veut dire pour une cellule cancéreuse ? Cela veut dire que cela peut aussi développer les cellules cancéreuses.

Dans un tube à essai, mettez des cellules du cancer du sein et ajoutez des œstrogènes : les cellules cancéreuses se développent comme de l’engrais sur les mauvaises herbes. En bref, une femme qui a plus de graisse corporelle, a plus d’œstrogènes dans son sang, et les cellules vont se multiplier et se propager.

Si une femme est plus mince, va-t-elle vraiment avoir moins de risques de cancer ou, si elle l’a, aura-t-elle tendance à survivre ? La réponse est oui.

Il y a eu une grande étude à Shanghai (en Chine) qui a suivi, non seulement les femmes qui étaient en excès de poids, mais les femmes qui avaient différentes variantes de ce que nous pensons être le poids normal.

Connaissez-vous l’indice de masse corporelle, IMC ? C’est une façon de parler de poids corporel, mais en l’adaptant à votre taille.

Donc, votre poids idéal est différent si vous faites 1 m 93 ou  1m 60.

L’IMC est un indice de masse corporelle, et en dessous de 25, c’est ce qu’on va appeler un IMC normal, pour une bonne santé.

Donc, dans l’étude faite à Shanghai, ils avaient un groupe de femmes où toutes avaient déjà un cancer du sein, et la question était :

« Si elles sont plus grosses ou plus minces, cela a-t-il une incidence sur leur santé ? »  Voici ce qu’ils ont découvert. Les femmes qui avaient un IMC inférieur à 23, les femmes minces, leur survie à cinq ans était d’environ 87%.

Ils les ont ensuite comparées aux femmes qui avaient un IMC compris entre 23 et 25, un peu plus grosses, un tout petit peu, mais toujours avec un poids normal.  Et leur survie à cinq ans était un peu plus faible, environ 84%.

Et ensuite ils ont analysé les femmes qui avaient un IMC supérieur à 25 : ce n’est pas un sérieux embonpoint, mais c’est juste un peu de surpoids.  Leur survie à cinq ans était en dessous de 80%.

Donc, plus votre poids est important, plus il est probable que vous soyez vulnérable à cette maladie.

Eh bien, c’est la première chose, mais il y a autre chose…

Ce n’est pas seulement la graisse dans votre corps, c’est aussi celle dans votre assiette.

Les chercheurs ont constaté que cela n’affecte pas seulement le fait qu’une femme développe un cancer, cela affecte aussi, le fait qu’elle aille bien ou pas si bien.

À l’Université d’État de New York à Buffalo (aux États-Unis), les chercheurs ont fait une étude importante. Ils ont pris environ 900 femmes, qui avaient toutes déjà un cancer du sein, et ils ont simplement étudié leur alimentation, puis ils ont observé qui allait bien, et qui n’allait pas si bien.  Et ce qu’ils ont trouvé était impressionnant !

Le risque de mourir à tout moment était augmenté de 40%, à chaque millier de grammes de graisse que les femmes mangeaient par mois.

Je vais tenter de rendre cela plus concret : si je prends une alimentation typiquement américaine, je prends toutes les matières grasses des hamburgers qu’on peut manger, et les  frites  et les huiles de salade et vous prenez toute cette graisse et vous en faites la somme. Vous comparez cela à une alimentation à base de végétaux, un régime végétarien, il n’y a donc pas de graisses animales, et un régime assez faible en huiles, ces deux régimes diffèrent : la différence est d’entre 1 000 et 1 500 grammes de matières grasses chaque mois.

Cela fait donc une différence de 40 à 60% dans le taux de mortalité. Cela fait donc une énorme différence.

Nous avons mis cela en pratique, parfois d’une manière plutôt inhabituelle.

Comment prévenir les douleurs menstruelles

J’étais assis à mon bureau un jour et le téléphone a sonné, et une jeune femme a dit : « Dr Barnard ».

J’ai dit : « Oui ? »

Elle : « Je ne peux pas sortir du lit ».

J’ai dit : « Quel est le problème ? »

Elle a dit : « Cela se produit pour moi tous les mois. Un jour, mes crampes sont si fortes, je ne peux rien faire, je ne peux pas passer la journée sans d’énormes quantités d’ibuprofène, et j’ai peur des effets secondaires, et je ne sais pas quoi faire.  Alors pouvez-vous me donner un médicament plus puissant contre la douleur pour que je puisse vaquer à mes occupations ».

J’ai dit : « Oui, je peux. Laissez-moi vous donner des analgésiques pour quelques jours ». Mais ça m’a tout à coup frappé ! Que sont ces crampes menstruelles ? Chaque mois, la quantité d’œstrogène dans le corps augmente et puis elle diminue, en environ deux semaines, c’est au moment de l’ovulation.

Et puis, durant les deux semaines suivantes, la quantité d’œstrogènes augmente, épaississant la muqueuse de l’utérus. Pourquoi ? Parce que l’utérus est l’organe le plus optimiste dans le corps. Chaque mois, il est convaincu que nous allons tomber enceinte à coup sûr, donc il se prépare. Mais alors environ deux semaines avant la fin du mois, il dit :  « Ah, ça ne s’est pas produit ». Donc, à ce moment là, la doublure intérieure de l’utérus se brise, et s’écoule dans le flux menstruel, et des substances chimiques très inadaptées appelées prostaglandines sont libérées. Elles provoquent des crampes et causent des maux de tête et vous font vous sentir patraques.

Et pendant qu’elle parlait au téléphone, je pensais : « Attendez une minute. Selon les recherches sur le cancer du sein, nous savons que si j’enlève la graisse de mon régime alimentaire, si j’apporte des fibres, je peux réduire la quantité d’œstrogènes. Moins d’œstrogènes c’est moins d’épaississement, moins de crampes. Essayons ! »

Je lui ai donc proposé cela.  J’ai dit : « Je  vous donne des analgésiques pour quelques jours, mais faisons une expérience pendant environ quatre semaines. Que pensez-vous de cela : pas de produits d’origine animale dans votre alimentation. S’il n’y a pas de produits d’origine animale, il n’y a pas de graisse animale ».

Et j’ai dit : « Et pas trop d’huiles. Jetez vos bouteilles d’huile de cuisson et tout ça. Ne mangez pas les chips grasses et ce qui croustille. Mangez très simple, très pauvre en matières grasses ».

Elle a dit : « J’essaierais n’importe quoi ».

Elle m’appelle quatre semaines plus tard : « Dr Barnard, j’ai juste une question ».

« Laquelle ? »

Elle a dit : « Pourquoi les médecins ne parlent pas de ça à leurs patientes ? »

Elle venait d’avoir ses règles, presque sans aucun symptôme. Et j’ai trouvé que c’était fascinant. J’ai donc écrit un livre qui mentionnait cela et j’ai commencé à recevoir des appels de femmes qui ont dit : « C’est vrai ! »

Et elle a aussi constaté que si elle s’écartait de son régime alimentaire au début du mois, un gros paquet de chips, quelque chose de gras, elle le payait à la fin du mois. J’ai donc fait une recherche avec quelques collègues à l’Université de Georgetown (aux États-Unis) et nous avons découvert que c’était vrai. Nous avons réuni un groupe de femmes qui avaient de graves crampes menstruelles. Nous leur avons fait suivre un régime qui était végétalien et faible en graisse pendant 2 cycles menstruels complets. Cela a réduit le nombre de jours de douleur. Cela a réduit l’intensité de la douleur. Et les symptômes PMS (syndrome prémenstruel), comme la rétention d’eau, les ballonnements et l’irritabilité, se sont tous améliorés. Ce que je suggère est donc simplement cela.

La raison pour laquelle je vous raconte cette histoire est qu’on imagine que nos hormones nous contrôlent. C’est vrai, mais on a un moyen de les contrôler aussi. C’est juste qu’on n’a jamais eu de manuel d’instructions. Maintenant nous savons comment faire.

D’autres recherches sur le sujet

Il y a des moments où la recherche nous a amenés dans une mauvaise direction.

Connaissez-vous « Initiative de Santé des Femmes ? »  L’ « Initiative de Santé des Femmes » a été vraiment une étude de recherche importante et, je pense, très bien conçue, mais elle  a testé un régime plutôt modeste.  L’idée était que si avec un groupe de femmes, dans ce cas, presque 50 000 femmes, si on réduisait la teneur en matières grasses de leur alimentation, est-ce que ça allait empêcher le cancer du sein ?

Ils n’ont pas rendu les sujets végétariens ou végétaliens. Donc ils n’ont pas vraiment enlevé la graisse de leur alimentation.

Les chiffres étaient les suivants : au début de l’étude, la moyenne des femmes suivant ce programme obtenait environ 38% de ses calories dans les lipides. C’est assez élevé. La moyenne nationale est plus proche de 30%.Au fil du temps, elles ont réussi à réduire la teneur en matières grasses de leur alimentation à environ 24%, ce qui est dans la bonne direction mais sans s’y tenir.

Après quelque temps, elles ont remonté et ont repris leurs habitudes et avec six points dans l’année, elles sont retournées à environ 29%, ce qui est très proche de la moyenne nationale (aux USA) à l’heure actuelle. Que s’est-il passé ?

Tout d’abord, leur taux de cancer du sein a un peu diminué, environ 9%. Donc c’est une bonne chose, c’est la bonne direction mais ce n’est pas assez.  À une exception près, le cancer lié au récepteur de la progestérone, un cancer particulier, a chuté de 24%. Donc c’est bien, mais voilà pourquoi leur régime n’a pas marché. Ils ont permis aux gens de continuer à manger tous les aliments qui rendent le régime américain risqué. Ils ont dit : prenez du bœuf maigre; mangez du poulet sans la peau.

Mais la viande de bœuf la plus maigre, c’est tout de même 29% de matière grasse.

Le poulet sans la peau, c’est 23% de matières grasses.

Certains poissons comme le saumon ont plus de 50% de matières grasses dans un morceau de saumon royal.

Le brocoli, c’est 8% de matière grasse,  les fèves, c’est 4%, le riz, de 1 à 5%.

Les aliments sont ainsi, si vous voulez vraiment tester cela d’une manière sérieuse, les gens doivent mangent des céréales, des fèves, des légumes et des fruits.

Donc, ne vous méprenez pas, je pense que l' »Initiative des femmes pour la santé » a été une belle étude, mais elle n’a pas prouvé que le régime ne marche pas. Elle a prouvé que les petits changements de régime agissent peu.

Je vais vous parler de deux autres études qui s’attaquent au problème : l’une s’intitulait « Étude d’Intervention dans la Nutrition des Femmes ». Et ce qu’ils voulaient faire était de voir si le régime fait une différence après qu’une femme a déjà eu le cancer du sein. Ils ont rassemblé quasiment 2 500 femmes. Toutes avaient un cancer du sein et ils leur ont fait suivre un régime qui était assez faible en gras, environ 15% de leurs calories provenaient de graisses – c’est environ la moitié de la moyenne américaine – ensuite ils ont suivi comment elles allaient au fil du temps. Ils voulaient spécifiquement savoir si une femme était susceptible d’avoir une récidive du cancer ou un nouveau cancer.

Saviez-vous que si une femme a déjà eu un cancer du sein, elle risque davantage d’avoir un nouveau cancer ? Ils ont découvert que le régime fonctionnait. La probabilité d’avoir une récidive du cancer ou un nouveau cancer s’était réduite d’environ 24% et quand ils ont regardé celles qui n’avaient pas de cancer du sein récepteur-positif d’œstrogène, un type particulier de cancer, ça a diminué d’environ 42%.  Donc, l’alimentation n’est pas parfaite mais c’est déjà ça.

Maintenant, il y a eu une autre étude intitulée « Étude sur les femmes mangeant & vivant sainement » ou « Étude WHEL ». Et ils sont allés plus loin: c’était faible en gras,  mais ils ont également mis l’accent sur les légumes et les jus de fruits, en particulier le jus de carotte et ce genre de chose. Et ce n’était pas tout à fait végétarien, mais ça allait un peu plus loin dans cette direction.

L’étude, alors qu’on enregistre cette émission, n’est pas encore terminée, mais je veux partager avec vous les premiers résultats parce qu’ils sont inspirants. Je suggère que si une femme perd du poids, se nourrit de fibres, diminue le gras de son alimentation, elle va être en mesure de contrôler ses hormones.  Cela marche-t-il ? Ils ont pris un échantillon de 291 femmes dans l’étude et ils ont en fait mesuré leurs hormones au début et la fin de l’étude. Au début et la fin de l’étude.

Je parle de l’estradiol et l’estrone (ce sont les œstrogènes dans le sang d’une femme) et en effet ils ont diminué de façon assez significative en changeant de régime, pas de médicaments, pas d’exercice, rien, juste changer de régime. Mais ils sont ensuite allés plus loin et ils ont regardé le groupe de contrôle à qui on n’a pas demandé de faire de changement alimentaire.

C’était un grand groupe de femmes, environ 1500 femmes et ils ont varié les données : certaines d’entre elles mangeaient plus de légumes, certaines moins et elles ont fait un test sanguin des caroténoïdes, du bêta-carotène et de ses cousins. Vous pouvez mesurer cela dans le sang d’une personne. Donc, si quelqu’un dit, « Je mange beaucoup de légumes », vous pouvez réellement dire si c’est vrai ou non. Ils les ont donc mesurés, et ils ont trouvé que les femmes qui avaient le plus de caroténoïdes dans leur sang – c’est à dire qu’elles avaient vraiment mangé des légumes et des fruits – elles avaient une réduction d’environ 45% dans leur probabilité que le cancer revienne.

Ainsi, l’idée est la suivante : on a encore de bonnes méthodes pour détecter le cancer, on a de très bonnes méthodes pour le traiter, mais vous savez quoi, je ne veux jamais les utiliser. Je veux voir ce que nous pouvons faire pour garder le cancer éloigné, et pour ce faire, nous devons juste changer ce qui est dans notre assiette. Merci beaucoup.

[fin de la présentation du docteur Neal Barnard]

Conclusion de l’émission

Notre profonde gratitude, Dr Neal Barnard, de nous avoir permis de partager votre présentation excellente et très informative de la série « Manger correctement pour survivre au cancer » avec nos téléspectateurs.  En encourageant l’adoption du mode de vie végétalien, vous et les membres du Projet Contre le Cancer sont à la pointe pour améliorer la santé publique aux États-Unis et ailleurs.

Nous vous souhaitons le meilleur dans vos projets.

Pour plus de détails sur le Projet Contre le Cancer, veuillez visiter www.CancerProject.org (en anglais)

Les deux DVD « Manger correctement pour survivre au cancer » et « Le Guide de Survie au Cancer » (un e-book que l’on peut télécharger gratuitement), sont disponibles sur le même site.

Merci, fidèles téléspectateurs, de nous avoir suivis dans l’émission Un mode de vie sainici sur Supreme Master Television.

Puisse le monde entier bientôt adopter l’alimentation de compassion à base de végétaux et jouir  d’une excellente santé.